Monuments

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Sites naturels

  • La pointe et le phare de la Pointe des Corbeaux : la pointe des Corbeaux est située à l'extrémité est de l'île. Le vent y est toujours très fort. On y trouve un phare, construit en 1860, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruit.
  • Le Port de La Meule : c'est un petit port de pêche, situé dans une crique au sud de l'île, dominé par la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle, toute blanche. C'est l'un des lieux les plus visités de l'île. Plus haut se trouve le village de La Meule. Ce port servait aussi de base pour les contrebandiers : son accès en forme de L est invisible depuis la mer.
  • La Pointe du But : elle est située au nord ouest de l'île. On y trouvait une corne de brume (reliée au grand phare de l'île d'Yeu) qui, avec la tourelle-balise située sur l'écueil des Chiens Perrins, assure la sécurité des navires dans cette zone dangereuse.

Mégalithes

L'île comporte de nombreux mégalithes, menhirs, dolmens et pierres à cupules (notamment la Roche aux Fras située dans le village de La Meule) ou bien la roche à sel de la plage des sapins. Le dolmen des Petits Fradets (ou de la Gournaise) et le dolmen de la Planche à Puare sont deux jolies tombes mégalithiques datant probablement du IVe millénaire. Celle des Petits Fradets n'a conservé qu'une partie de sa structure, alors que celle de la Planche à Puare est intacte (elle fait partie des tombes transeptées de Pornic).

Monuments laïques

  • La citadelle, ou fort de Pierre-Levée : c'est un fort de plan carré, avec en son centre une vaste cour. La construction a duré 8 ans. La citadelle a été déclassée en 1889, et a servi a plusieurs reprises de prison (le prisonnier le plus célèbre est le Maréchal Pétain, qui a séjourné dans le fort de novembre 1945 jusqu'au 29 juin 1951, peu de temps avant sa mort). Aujourd'hui, la citadelle sert de lieu de loisirs aux associations de l'île et y abrite notamment la radio locale Neptune FM et un chapiteau servant momentanément de salle des fêtes, en attendant la réfection de la salle des Cytises.
  • Le Vieux Château : c'est un château-fort datant vraisemblablement du XIIe siècle. Sa construction serait imputable au connétable Olivier V de Clisson. Il est construit sur un éperon rocheux de la côte sud de l'île. Il aurait inspiré à Hergé le château de Ben More, dans L'Île Noire.
  • Le Phare de l'île d'Yeu ou grand phare : il est situé à Petite-Foule, sur un des points les plus hauts de l'île. Sa tour est carrée, blanche et haute de 29 mètres. Son feu porte à 29 milles marins. C'est l'un des principaux phares d'atterrissage de la côte atlantique. À l'origine, il mesurait 22 mètres et avait été construit par l'ingénieur des Ponts-et-Chaussées Plantier en 1830. Il fut ensuite détruit en août 1944, avant d'être reconstruit tel qu'on le connaît aujourd'hui en 1950 par l'architecte Maurice Durant et l'ingénieur Conte.
  • La stèle de la place de la Norvège. Cette stèle fut érigée par "la Norvège reconnaissante" du sauvetage des ses marins du bateau Ymer réalisé par les volontaires du canot de l'île d'Yeu. Le canot après avoir récupéré les marins norvégiens dériva jusqu'au Finistère. Neuf personnes y sont mortes de froid, 5 norvégiens et 4 îlais, 2 autres îlais moururent des suites de cette épopée tragique. Le sauvetage s'est déroulé entre le 26 et le 28 janvier 1917.

Monuments religieux

  • L'église de Saint Sauveur. Lors des invasions des IXe et Xe siècles, la population îlaise était à la merci des envahisseurs et n’avait pas d’autre refuge que l’église. La première représentation du clocher de l’église Saint Sauveur est le célèbre dessin de Pierre Garcie Ferrande dans son « Grand Routier et Pilotage de la mer » au XVe siècle. Pendant des siècles, ce clocher servit de sémaphore. Naturellement, subissant l'influence continuelle des vents, il menaça un jour de s'écrouler. Le roi de France considérant l’importance stratégique de ce sémaphore décida de le reconstruire à ses frais en 1774. On opta pour une forte charpente pyramidale surmonté d’un lucarnon et pour mieux l’asseoir, on décida de rehausser le clocher de 1,24 m. La date figure toujours sur le clocher.Sous l’empire, un balcon a été construit tout autour du clocher pour guetter les dangers et prévenir la population, dès qu’un bateau étranger était aperçu. Des personnes désignées par le conseil municipal montaient la garde. Jusqu’en 1804, l'île vécut ainsi dans l'insécurité. En 1953, cette église qui connut les joies et les angoisses de toute une population de plus de dix siècles, a été frappé par la foudre pendant un orage.Pour des raisons budgétaires, on décida de la reconstruction du clocher sous une forme primitive romane avec le beau toit à quatre pentes que nous lui connaissons actuellement.
  • La Chapelle de la Meule. Notre Dame de Bonne Nouvelle dont la construction date du XIe siècle[2] est vénérée par les marins qu'elle protège. Cette chapelle a été entièrement restaurée entre 2010 et 2011, les murs mis à nus puis étanchés, la charpente et la toiture refaites à neuf.
  • La Chapelle du Père de Montfort. Près du village de Ker Chalon, durant le Carême de 1712, fut édifié un Calvaire, à la demande du Père de Montfort. Puis en 1835 un oratoire fut construit, enfin la chapelle actuelle attribuée au curé Rousseau date de 1888 [3]. Cette place est un endroit surprenant de calme, il se prête naturellement au recueillement. On dit que les rayonnements du lieu sont forts et bénéfiques.
  • La Chapelle Notre Dame de la Paix ou Chapelle St Hilaire ou dite aussi Chapelle St Amand, construite en 1944 par les habitants de l'Ile d'Yeu, en place d'une chapelle détruite par les Normands, puis sur celle d'une seconde chapelle construite au XIème siècle et ayant servi de poudrière sous l'Empire avant d'etre de nouveau détruite au XIXème siècle. Elle jouxte l’ancien site du monastère disparu de St Hilaire, le "Champ du Cloitre " détruit fin IXème siècle. Dans cette chapelle sont présentés un sarcophage ayant contenu le corps de l'un des moines fondateurs du monastère détruit lors des invasions vikings, et le reste d’un piétement de colonne, découverts au XIXème siècle.La Chapelle Saint Hilaire.
  • Les croix réparties à différents endroits.

Voir aussi

Monuments historiques

Références

  1. Guide du voyageur à l'Ile d'Yeu - Docteur Viaud-Grand-Marais.
  2. Source : Observatoire du patrimoine religieux.
  3. Source : observatoire du patrimoine religieux.