Port-Joinville

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Port-Joinville est le chef-lieu de la commune de l'Île-d'Yeu, situé sur la côte Nord de l'île d'Yeu, en Vendée, et regroupe environ 2000 de ses 4880 habitants. C'est aussi le port d'entrée de l'île.

Localisation

Port-Joinville, situé sur la côte nord-est de l’île d'Yeu, accueille les ferrys en provenance de Fromentine-La Barre-de-Monts (pour 60 % d'entre eux), La Fosse-Barbâtre (Île de Noirmoutier) ou Saint-Gilles-Croix-de-Vie. En 2006, 746000 passagers ont emprunté son embarcadère[1].

Toponymie

Port Joinville s'est d'abord appelé "Port aux Bretons", puis "Port Breton" du fait que les marins bretons trouvaient là un refuge en haute mer dans une zone poissonneuse et y faisaient leur pose et leur ravitaillement avant de partir au loin ou de rejoindre leurs ports d'attache en Bretagne.

Au XVIIème siècle, en 1658, le port se voit offrir d'importants travaux d'extension et un creusement afin de recevoir des navires allant jusqu'à 200 tonneaux à la demande de Jeanne-Pélagie de Rieux d'Assérac et surtout de l'intendant du Roi Louis XIV, Fouquet, qui en contribuant à sécuriser l'ile et le port, nourrissait ses propres projets. C'est ainsi que Port Breton s'est appelé un temps "Port-Pélagie" en hommage à Jeanne-Pélagie de Rieux d'Assérac.

Puis il est baptisé au moment de la Révolution, "Port-de-la-Sans-Culotterie", avant de devenir définitivement "Port Joinville" le 4 février 1846, en remerciement à François-Philippe de Joinville qui avait fait construire les quais de la Chapelle et le brise-lames, et amélioré les défenses militaires.

Le brise-lames avait lui-même été edifié quelques années auparavant par des travaux qui durèrent de 1834 à 1843, pour protéger des courants de nord-est l'entrée du port tandis que l'estacade en forme de passerelle encadrant en parallèle la passe fut construite de 1880 à 1883 pour remplacer des tourelles de halage du coté est.

Histoire

Jusqu'au XVIIe siècle, seul un petit port naturel existait, protégé par deux jetées de pierre. Il était apprécié comme étape entre Bordeaux et les ports du Nord, particulièrement par les marins bretons, d’où son nom de « Port aux Bretons » puis, plus tard, de « Port-breton »

Au XVIIe siècle, un nouveau quai fut construit. En 1846, le port fut rebaptisé Port-Joinville en l’honneur de François d'Orléans, prince de Joinville, qui avait contribué à son développement. Au XXe siècle, s’ajoutèrent un bassin, un port de pêche moderne et un port de plaisance. Depuis 2005, des catamarans peuvent être mouillés à côté de la gare maritime.


XXe siècle

Aménagements du port...

Le 19 février 1973, à 2 heures du matin, le cercueil du maréchal Pétain est enlevé par des membres d'un commando d’extrême-droite commandité par Jean-Louis Tixier-Vignancour (celui-ci n'étant pas présent sur les lieux) ; cet avocat célèbre, ancien candidat à l'élection présidentielle (1965) et sympathisant de l’OAS, avait monté cette opération dans le but de transférer la dépouille du Maréchal Pétain à l'ossuaire de Douaumont (Verdun). Ce transfert correspondait à un souhait de Pétain, tel qu’écrit dans son testament de 1938, qui souhaitait reposer auprès des centaines de milliers de soldats français qui y sont tombés. Mais l’enlèvement est découvert, le cercueil est caché dans un garage de Saint-Ouen, avant que les membres du commando soient arrêtés et révèlent le lieu où la dépouille du maréchal est cachée[2].

XXIe siècle

Evolution des équipements du Port

Économie

Pêche

Pendant longtemps la pêche est demeurée la source principale de revenus de Port-Joinville, mais cette activité est en déclin. Un certain nombre d’usines de traitement des poissons ont été fermées et, en 2005, un grand hall de vente à la criée a été démoli.

Tourisme

Aujourd’hui, le revenu des insulaires provient essentiellement du tourisme estival. Port-Joinville est apprécié pour son habitat original, constitué de typiques petites maisons blanches. Le long du port se trouvent de nombreux commerces liés à la pêche et aux pêcheurs, des bars et boutiques. À côté d’un grand supermarché, on trouve des petits détaillants traditionnels (boulangers, bouchers, ferronnerie).

La bicyclette est un moyen de déplacement particulièrement populaire sur l'île et de nombreux loueurs de vélos fleurissent. Des lignes de bus offrent une alternative aux voitures.

Lieux et monuments

Plan et liste des rues

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Personnalités liées à la localité

  • Maurice Boitel (1919-2007), peintre français, l'un des chefs de file de la Nouvelle école de Paris, a peint en 1960 de nombreuses œuvres à Port-Joinville où il était venu travailler à l'instigation de son ami Jean Rigaud (1912-1999), peintre de la Marine.
  • Philippe Pétain (1856-1951), maréchal de France, chef de l'Etat Français, a été incarcéré de 1945 à 1951 au Fort de Pierre-Levée et y est décédé, avant d'être enterré dans le cimetière au-dessus de Port-Joinville.

Galerie

Références

  1. Mémento Statistique 2006 (voyageurs) des transports dans les Pays de la Loire - Observatoire Régional des Transports.
  2. Jean-Yves Le Naour, « Pétain bouge encore », L’Histoire, no 381, novembre 2012, p. 30-31.